Parce que tu es là, parce que je suis là,
Éloignés si souvent par la vie que l’on a,
Mais l’âme toujours libre et l’esprit plus serein
De savoir que chacun pense à l’autre de loin
Parce que tu es là, parce que je suis là,
Éloignés si souvent par la vie que l’on a,
Mais l’âme toujours libre et l’esprit plus serein
De savoir que chacun pense à l’autre de loin
Un éclat de soleil est passé dans tes yeux,
Vif éclair lumineux enflammant tes prunelles ;
L’amour a déployé ses ailes dans les cieux
Pour nous envelopper d’une grâce nouvelle,
Irradiant nos corps des ardeurs de ses feux,
Offrant à nos baisers sa coupe d’hydromel
Ils sont là, sur le quai, tous les deux, seuls au monde,
Rien n’existe autour d’eux dans leurs yeux amoureux ;
Il enlace son corps d’une accolade tendre
Et caresse ses mains tel un cadeau précieux
Elle se laisse faire, et s’en vient le surprendre
Dans l’intime douceur d’un élan amoureux,
L’on devine sa joie sur ses pommettes rondes
Tandis que s’amenuisent les fentes de ses yeux
Il manque à mes yeux tes yeux
Il manque à mes doigts tes doigts
Il manque à ma peau ta peau
Il manque à mon corps ton corps
Il manque à ma voix ta voix
Il manque à mon art ton art,
Il manque le temps de nous voir
Et pour nos âmes, le repos
– À T. L.-C. –
– À l’Amitié –
Vous êtes l’ami sincère, généreux et inspirant,
Celui avec qui l’on aime découvrir des lieux vibrants ;
À l’énergie sans frontière et aux projets galopants,
Avide de tout connaître, passionné et passionnant
Vous êtes l’ami fidèle, empathique et exigeant,
Aux attentions raffinées, aimant deviser sans trêve ;
Par tous les arts s’élevant et sans compter partageant
Les trésors et les bienfaits dont nous gratifie la Terre
Vous êtes l’ami de rêve, créatif et diligent
Pour apporter dans les temps vos offrandes singulières ;
Ouvert à la découverte, faisant les choses en grand
Pour enchanter nos réveils de spectacles captivants
Vous êtes l’ami complice, perspicace et vigilant,
Opiniâtre et endurant pour combattre le système
Dans cette lutte inégale contre l’absurdité même
D’une machine à broyer les ailes des goélands
Vous êtes l’ami céleste, fantaisiste et innovant,
Dénichant des lieux secrets aux univers étonnants
Où viennent naître les fées, flâner les elfes dansants
Dans les forêts et les pierres, les montagnes, les torrents
Amoureux de l’océan, d’un beau coucher de soleil,
D’une fleur ou d’un oiseau à la robe sans pareille,
D’une vive libellule papillonnant sur l’étang,
Vous êtes l’ami aimant la poésie de l’instant