L’é-toile de Noël

Dans cet espace clair aux lignes épurées,

Clôturé de haies blanches, se tient avec fierté

En gare Montparnasse, un sapin décoré

D’albes sphères brillantes de tailles variées,

Argent étincelant, ou or mat et lustré,

Parmi ses vertes branches d’aiguilles hérissées.

Il trône en majesté en ce temps de Noël,

Célébrant la venue des fêtes espérées,

Bien qu’aucun ornement ne brille à son sommet ;

Mais il est d’une soie légère surmonté

Attirant mon regard un peu déconcerté,

Intrigué par ces fils tendus de tous côtés.

Voilà l’arbre de vie bel et bien couronné

Par le travail agile d’une artiste ignorée ;

À défaut de l’Étoile brillante du Berger,

L’é-toile d’araignée

Saisir un regard

– À Marie Joignaux –

Saisir un regard, un sourire,

Une parole, une émotion,

Une lueur venant de l’âme,

Quelques notes en filigrane

D’une existence aux yeux complices

Qui s’avance en nous faisant signe

Présence discrète, sensible,

Que l’on accueille simplement,

Avec chaleur et attention,

L’esprit clair et le cœur confiant,

Tel un cadeau sur le chemin

Qui se révèlera demain