Posées en rang d’oignon
Comme des champignons,
Les petites maisons
De toile aux dômes ronds
Poussent dessous le pont
Posées en rang d’oignon
Comme des champignons,
Les petites maisons
De toile aux dômes ronds
Poussent dessous le pont
Dans cet espace clair aux lignes épurées,
Clôturé de haies blanches, se tient avec fierté
En gare Montparnasse, un sapin décoré
D’albes sphères brillantes de tailles variées,
Argent étincelant, ou or mat et lustré,
Parmi ses vertes branches d’aiguilles hérissées.
Il trône en majesté en ce temps de Noël,
Célébrant la venue des fêtes espérées,
Bien qu’aucun ornement ne brille à son sommet ;
Mais il est d’une soie légère surmonté
Attirant mon regard un peu déconcerté,
Intrigué par ces fils tendus de tous côtés.
Voilà l’arbre de vie bel et bien couronné
Par le travail agile d’une artiste ignorée ;
À défaut de l’Étoile brillante du Berger,
L’é-toile d’araignée
– À Marie Joignaux –
Saisir un regard, un sourire,
Une parole, une émotion,
Une lueur venant de l’âme,
Quelques notes en filigrane
D’une existence aux yeux complices
Qui s’avance en nous faisant signe
Présence discrète, sensible,
Que l’on accueille simplement,
Avec chaleur et attention,
L’esprit clair et le cœur confiant,
Tel un cadeau sur le chemin
Qui se révèlera demain
– À François –
Mains de velours et doigts d’or
Paix de l’esprit et du corps ;
Points de pression, réconfort,
Douleur sourde qui s’endort
– À ma fille –
Danse élégante de la pie
Qui d’un coup d’aile me ravit,
Éployant ses rémiges blanches
En éventail dans le ciel gris
Danse éternelle de la vie
Qui nous appelle et nous sourit,
Faisant d’un instant qui jaillit
Ce terreau de joie infinie